LE MYSTERE DES MONUMENTS DĠONOZ

 

 

I- ONOZ : PLUS DE 1600 ANS DĠHISTOIRE

 

La fondation dĠOnoz

La date de fondation du site ne nous est pas connue mais elle est certainement trs ancienne car, a proximitŽ, ˆ Nermier des tumulus de porteurs dĠŽpŽe de lĠ‰ge du fer ont ŽtŽ repŽrŽs (rŽfŽrence [24], p135).

 

LĠŽtude Žtymologique du nom Ç Onoz È conduit [17] ˆ distinguer deux parties :

-   Ç Hago È, le nom dĠun germain ;

-   Ç oscum È, le domaine.

Ainsi Onoz aurait ŽtŽ le domaine dĠHago, chef germain. Celui-ci aurait probablement fondŽ notre citŽ.

 

Un autre auteur, [18],  distingue le gaulois Ç Agaunum È (rocher) et le suffixe prŽ celtique Ç osc È (domaine). Onoz serait pour lui le domaine des rochers.

 

La premire interprŽtation nous semble bien meilleure que la seconde : la prŽsence dĠun long et plat fond de vallŽe propice ˆ la crŽation dĠun domaine para”t un ŽlŽment bien plus caractŽristique que la prŽsence de rochers, trs rŽpandus dans la rŽgion.

 

Un grand nombre de noms de villages situŽs ˆ proximitŽ dĠOnoz se terminent en Ça È ou Çia È. (LŽgna, Savigna, Sarrogna, Marangea,Charchilla, Martigna..).

Ceci est la trace du suffixe gaulois Ç iacum È qui sĠest dŽveloppŽ ˆ lĠŽpoque gallo romaine et au moyen ‰ge pour dŽsigner un domaine (exemple : Savigna, domaine de Sabinius, cf [24]) ou un lieu caractŽristique.   Cela attesterait, selon [19],  de la faible pŽnŽtration des barbares: Onoz aurait donc ŽtŽ un ”lot germain.

 

Se pose alors la question : ˆ quelle date Onoz a-t-elle ŽtŽ fondŽe?

 

On peut trouver dans [19] deux pŽriodes dĠinvasion de la rŽgion par des germains :

- vers 60 avant J.C. quand les SŽquanes, habitant notre rŽgion, octroyrent le tiers de leur pays aux Suves pour que ceux-ci sĠy installent et participent ˆ la lutte contre les Eduens alliŽs des romains.

- vers 406, suite ˆ la poussŽe des Burgondes attirŽs par les richesses de lĠempire romain.

 

Onoz, domaine dĠ Hago, ”lot germain, aurait donc entre 1600 et 2000 ans dĠ‰ge.

 

 

Onoz au travers des sicles

 

La commune Žtait selon [15] un peu ˆ lĠŽcart de la voie romaine traversant le Jura par Isernore, Thoirette, Condes, Moirans, et le pont de la Pyle.

Elle a successivement appartenu :

- au protectorat Carolingien (751- 962)

- au Saint Empire Romain Germanique (962- 1555)

- ˆ lĠEspagne (1555- 1678)

Elle est franaise depuis 1678 (traitŽ de Nimgue)

 

 

Sur la pŽriode que nous Žtudions ici, lĠenvironnement de la commune a ŽtŽ agitŽ :

-   de 1336 a 1360 les routiers ont pillŽ la rŽgion (guerre de Cent ans) tandis que rŽgnait la peste noire de 1348 a 1350.

 

-   ˆ la mort du Bourguignon Charles le TŽmŽraire en 1477, Louis XI a tentŽ de faire main  basse sur lĠhŽritage de son adversaire. De 1477 ˆ 1480 les troupes du roi de France ont ravagŽ la rŽgion (Dole et Orgelet seront  prises en 1479 par les Franais et leurs dŽfenses dŽtruites  [4]). Le traitŽ de Senlis (1493) intŽgrera le Jura dans lĠempire des Habsbourg et induira une longue pŽriode de paix et de prospŽritŽ (presque 2 sicles).

 

-   de 1637 ˆ 1640 la Franche ComtŽ voit lĠaffrontement de la France et de lĠEspagne. Les  troupes de Louis XIII ont envahi la rŽgion ˆ trois reprises. Le 16 avril 1637 le duc de Longueville prendra Orgelet et la fera bržler. Les paysans se replient dans les villes, une terrible famine a rŽgnŽ en 1638. Dans la mme pŽriode, les indŽpendantistes (dont Lacuzon) attaquent les convois franais et les deux camps terrorisent le pays.

 

-   les troupes franaises reviendront en 1639.

 

-   de 1635 ˆ 1678 plus de la moitiŽ de la population a succombŽ.

 

-   le 2 avril 1674 les troupes de Louis XIV, commandŽes par dĠApremont, ont pris Orgelet (cf [4]).

 

Depuis, au cours des sicles, de nombreux hameaux liŽs a Onoz et citŽs par [9] ont disparu : Petire, Satonnat, Verglas, Les Fenils..

 

 

 

II- LĠEGLISE DĠONOZ TRAVERSE LĠHISTOIRE DEPUIS 852

 

LĠŽglise dans les parchemins

 

Le dipl™me de Lothaire 1er du 11 octobre 852 mentionne lĠŽglise dĠOnoz (voir [14] p.325 et [15]). En effet, suite au conflit opposant le Comte Malfride ˆ lĠabbaye de Saint Oyend (aujourdĠhui Saint Claude), Lothaire y confirme ˆ lĠarchevque RŽmy les possessions de son abbaye : Coisia, Martigna, Meussia, Moirans,Onoz (Hagonoscum), Lect, St Lupicin.

 

Par la suite, Hugues, Roi de Provence, a confirmŽ le 10 dŽcembre 926 ˆ lĠarchevque de Saint Oyend  (AnschŽric)  les possessions de lĠabbaye, dont lĠŽglise dĠOnoz [15]

 

En 1140 les Chartreux sĠinstallent ˆ Vaucluse, ˆ peu de distance dĠOnoz. Les relations entre Chartreux et habitants ne seront pas toujours bonnes.

 

FrŽdŽric 1er Barberousse, empereur romain germanique, confirme par son dipl™me du 16 novembre 1184 les possessions de lĠabbaye, dont Onoz, situŽe alors dans le diocse de Besanon. [15]

 

Le pape Innocent IV confirme ˆ son tour dans une bulle donnŽe ˆ Lyon en juin 1245 les possessions de lĠabbaye dont lĠŽglise dĠOnoz du diocse de Besanon [15].

 

LĠŽglise est dĠabord dŽdiŽe ˆ Saint Romain, diacre dĠAntioche (cf [15], page 218) puis ˆ Saint Beno”t.

Onoz sĠest Žcrit au cours des sicles : Hagonoscum, Hagnoscum, Agonoscum, Onno, Onoz.

 

 

 

Le b‰timent de lĠŽglise

 

Le plan cadastral ci-dessous montre que lĠŽglise est sur une butte actuellement entourŽe de murs de soutnements (reprŽsentŽs sous forme de Ç á È sur le dessin ci-dessous).

La photo aŽrienne disponible sur Internet [12] le montre encore mieux.

 

                                    

LEAD Technologies Inc. V1.01


 

De la seconde moitiŽ du Xeme sicle au XIIIeme, il Žtait courant de construire des buttes artificielles de terre entourŽes de fossŽs et surmontŽes dĠun tour en bois, constituant ainsi une motte castrale forte, comme on peut en voir sur la tapisserie de Bayeux [24].

 

Dans la rŽgion, on peut voir les restes dĠune motte castrale ˆ Arinthod et Andelot en Montagne.

 

La vue en plan ci- dessous montre que la construction de lĠŽglise sĠŽtale sur plusieurs Žpoques et quĠelle est dotŽe dĠun clocher porche typique de la rŽgion.

 

 

 

 

                                                 

 

 

 

Vue en plan de lĠEglise (extrait cadastral)

 

Les chapelles Nord et Sud contiennent des pierres tombales datant de 1484 ˆ 1781 et dont les   personnages ne semblent pas avoir de lien  entre eux.

Qui sont ils ?

Que nous apprennent- ils sur lĠhistoire de la commune ?

 

Les autres Žglises ˆ visiter :

Marigna : Žglise plantŽe sur une motte

ChambŽria : chÏur du 13eme

Sarrogna : chÏur du 14eme

FŽtigny : centre drapier au Moyen age

ChavŽria : voir le soupitail, cavitŽ creusŽe dans le montagne

SŽzŽria : Žglise de plaine effondrŽe

St Maur : Žglise romane

Dramelay, chapelle du ch‰teau datant de 1190

Gigny : il y a-t-il des pierres tombales dans  cette abbaye ?

Moirans : il y a des plates tombes

 

III- LES PLATES TOMBES MEDIEVALES DE LA CHAPELLE SUD .

 

Cette chapelle, dŽdiŽe ˆ Notre Dame, possde une vožte en croisŽe dĠogives gothiques et abrite 3 pierres tombales (nĦ1,2,3) : les tombes Maingnier  et  la tombe du rŽvŽrend Odoardi .

 

 

         

 

 

 

 

Plan des pierres tombales de la chapelle Sud                                                    DŽtail de la clef de vožte.

 

Cette chapelle  a ŽtŽ probablement financŽe par les sieurs Maingnier car leurs tombes (nĦ1 et nĦ2) sont devant lĠautel, au centre de la chapelle.

[25] indique quĠau Moyen age la famille Meynier possŽdait ˆ Onoz un fief ou une maison seigneuriale.

 

 

La pierre tombale nĦ1 : celle de pierre ( ?) MAINGNIER  (+1507)

 

Il est gravŽ : Ç ci gist honorable É. Maingnier duno . marchan. qui trespasset Éde fevrier lĠ an mil cinq cens et sept. Dieu aie con : ame- amen È.

 

 

Software: Microsoft Office

 

 

Les textes gravŽs sont trs bien conservŽs

On notera que lĠorthographe nĠŽtait pas encore bien figŽe : 0noz sĠŽcrit ici Ç Uno È.

Il sĠagit dĠun marchand fortunŽ car les sŽpultures dans les Žglises Žtaient alors payantes (dons, legs, constructions..).

A noter que lĠon pouvait avoir le privilge dĠtre inhumŽ sous le banc ou lĠon avait priŽ toute sa vie durant ! (cf [23]).

 

 

 

La pierre tombale nĦ2 :  Jacques MAINGNIER (+ ÉÉ)

 

Il est gravŽ :  Ç  ci gist honorable home Jaques Maingnier fils de feu Jehan Maingnier de hono É. traspassat le XI mai lĠan ( ?)  mÉ..Dieu .É  È

 

 

Horizontalement on lit Ç  Ci gist honorab È puis, verticalement, Ç le È.

On notera quĠici Onoz sĠŽcrit Ç hono È.

Il est trs difficile de lire la date sur cette pierre et donc dĠen dŽduire les liens entre les deux Maingnier.

 

 

La pierre tombale nĦ3 : le rŽvŽrend pre ODOARDY (+1736)

 

 

 

La pierre tombale du rŽvŽrend pre

Il est gravŽ : Ç D.O.M. AndrŽ Arsne Marie Odoardy PiŽmontais de la congrŽgation de St Isaac. Mort en odeur de saintetŽ a Onnoz le 2 juin 1736 repose icy au pied de lĠimage miraculeuse de la sainte vierge apportŽe par lui en ce saint lieu .

Hunc tumulum memoriae ejus dicavit Dns grillet, parochus dĠOnnoz, die 1 junii 1774. È

 

 

LĠimage de la Vierge placŽe aujourdĠhui dans lĠŽglise

LĠimage originale fut bržlŽe ˆ Orgelet lors de la rŽvolution. On la remplaa par la matrice en cuivre qui servait ˆ rŽaliser des copies puis, en 1877, par un nouvel original.

 

 

 

 

IV- LE MYSTERE DES  PLATES TOMBES DE LA CHAPELLE  NORD

 

Cette chapelle, dŽdiŽe a St Jean Baptiste, ˆ vožte en plein cintre contient 4 pierres tombales (nĦ4 a 7):

 

 

 

 

Vue en plan des pierres tombales de la chapelle Nord.

 

 

Pierre nĦ 5 : Jean de la Palu, Žcuyer (+1484)

 

Sa pierre tombale

Cette plate tombe porte lĠinscription suivante : Ç Cy git le noble homme Jehan de la Palu escuyer qui trespasset ˆ la journŽe de mercredi le XIIIeme jour de novembre lĠan mil ÉVÉX..I È.

 

Jean de la Palu serait dŽcŽdŽ le 13 novembre 1484. La pierre tombale a ŽtŽ classŽe monument historique en 1934 [10], exactement 450 ans plus tard.

Les pieds de lĠŽcuyer sont tournŽs vers lĠautel de la chapelle Nord.

 

 

 

 

 

 

Photo de gauche : relevŽ sur place effectuŽ par Alexis, Jean- Georges et Pierre Trouillet (1992)

Photo de droite : harnois blanc du 15eme sicle [13] .

 

 

La pierre proprement dite

Il sĠagit dĠune pierre calcaire, de grandes dimensions (2.20 x 1.44m), dĠune masse de lĠordre de 1.5 tonnes.

A lĠŽpoque, des ateliers de tombiers rŽalisaient des pierres en sŽrie avec des dessins types, puis  les expŽdiaient sur une grande distance. ([20] Žvoque la fabrication de plate tombes ˆ  Paris puis leur pose en Bourgogne).

Dans le cas prŽsent, le matŽriau semble bien local : la pierre a donc tre gravŽe sur place sur la base dĠun carnet de croquis (voir [20]) ou dans la rŽgion (dans ce cas on devrait trouver dans dĠautres Žglises des pierres quasiment identiques).

 

 

Un Žcuyer en 1484 [8]

CĠest un jeune noble dĠau moins 14 ans qui souhaite devenir chevalier.

Durant 7 ans, cĠest un domestique spŽcialisŽ de son ma”tre, gŽnŽralement le suzerain de sa famille. Il en porte lĠŽcusson, en transporte le harnachement et le bouclier.

 

 

Son armure

Cette pierre tombale montre une belle armure que lĠon peut examiner en dŽtail.

 

Les solerets

Ce sont des souliers dĠarme en lames articulŽes. Ils apparaissent vers 1350 et jusquĠˆ la fin du 14eme sicle, se terminent  par une courte pointe : la solaine. A partir de 1380,  cette pointe sĠallongera considŽrablement jusquĠen 1480.

 

LĠarmure proprement dite

Les premires cuirasses protŽgeant uniquement le torse et le ventre apparaissent dans lĠarmŽe romaine. LĠarmure complte existe de la fin du moyen ‰ge au 17eme sicle.

 

La masse dĠune armure est de lĠordre de :

-            20 a 25 kg pour une armure de bataille (cas usuel)

-            60 kg pour une armure de sige dŽcorŽe (cas rare).

Les sicles ultŽrieurs conna”tront un allgement considŽrable (quelques kilos sous NapolŽonien, quelques centaines de grammes pour nos gilets pare balles en Kevlar).

 

Le bouclier

Ç LĠŽcu È, bouclier de 0.60 x 0.60 avec armoiries peintes, appara”t vers 1260 et persistera jusquĠau dŽbut du 15eme.

Vers 1370, il sĠincurve verticalement et se dote dĠune Žchancrure pour le passage de la lance. Il devient la Ç targe È. Vers 1430 lĠŽcu nĠest plus portŽ que lors des tournois.

 

 

Etude de la pierre tombale, nos propositions

Un Žcuyer Žtant ‰gŽ au minimum de 14 ans  et au maximum de 22, on dŽduit que Jean de la Palud est un jeune noble nŽ entre 1470 et 1462.

Il sĠagit dĠun personnage important et riche car sa pierre tombale est grande et gravŽe (par exemple plus grande que celle des Maingniers, marchands, placŽe dans la chapelle Sud).

Sa mort semble brutale car on en prŽcise le jour et la pŽriode dans la journŽe.

Le fait que les pieds soient tournŽs vers le chÏur de lĠŽglise signifie probablement quĠil est mort en combattant.

 

LĠŽcu porte une croix et une bordure dentelŽe, qui semblent identiques ˆ celui de Jean de Savoie, baron du Faucigny et Beaufort, Seigneur dĠUgine, Faverges et Gordans, comte de Genve, chevalier de lĠAnnonciade en 1476. [11]

LĠusage voulant que lĠŽcuyer porte lĠŽcu de son suzerain, la famille de lĠŽcuyer serait donc la vassale de la famille de Savoie.

 

A cette Žpoque on peut noter que vivait Hugues de La Palud, Comte de Varax, Vicomte de Salins, seigneur de Chatillon, Richemont, Vire-Chatel, Cusance, Vayette et Beauregard, MarŽchal de Savoie, Gouverneur de Savoie, Lieutenant gŽnŽral du dauphinŽ.

MariŽ en 1462, il devint chevalier du Collier de Savoie (Chevalier de lĠAnnonciade) en 1482. Sa devise Žtait Ç mourir plut™t que de se souiller È.

 

Compte tenu de son ‰ge, de son statut, de lieu de sa sŽpulture, de la richesse de celle-ci, de la position dĠHugues de la Palud par rapport ˆ la maison de Savoie, lĠŽcuyer Jean de la Palud semble bien tre le fils dĠHugues de la Palud, Comte de Varax et seigneur de Virechatel.

 

Nous ne savons pas comment il est mort et pourquoi il enterrŽ dans lĠŽglise dĠOnoz et non ailleurs.

 

 

Pierre nĦ4 : Sieur de la Vilette

 

Cette plate tombe de 2.18 x 1.00 m en calcaire local se compose de 3 ŽlŽments :

-      une bande pŽriphŽrique de texte

-      deux bandes concentriques de texte

-      une zone centrale dĠarmoiries.

 

NOBLE :  SIEUR :  I..NA :  DE : LA : VILETTE

 
 

 

 


       

 

 

 

Le bas de la pierre est dirigŽ vers le chÏur. Les inscriptions sont nombreuses et disposŽes selon des bandes concentriques. Le bas de ces bandes est dirigŽ vers le chÏur (Ç pieds en avant È).Comme  lĠensemble a ŽtŽ copieusement martelŽ, elles ne sont pas vraiment lisibles.

 

La bande pŽriphŽrique permet de lire : Ç tombeau : de : noble sieur : i..na : de : la :vilette : qu : deÉ. : le : xo: de : juin : lan : 1677 : Dieu lĠabsolve È.

La bande immŽdiatement dessous est plus difficile ˆ dŽchiffrer. On y devine Ç É si beau + iedisoÉdmirat : ceste ÉÉ..sera : le : midy.. È .

On ne sait donc pas tout ce qui signifie lĠabondant texte gravŽ sur cette plate tombe.

 

Les angles supŽrieurs sont clairement dotŽs de fleurs de lys, symbole du roi de france.

 

 

 

Fleur de Lys aux angles supŽrieurs

La Franche ComtŽ nĠest devenue franaise quĠˆ la suite du traitŽ de Nimgue en 1678.

Le sieur de la Vilette est enterrŽ les pieds en avant : est il mort en combattant ?

SĠagit il dĠun noble franais participant ˆ lĠoccupation de la Franche ComtŽ ?

Vient il de la Vilette, village situŽ ˆ proximitŽ de Sarrogna ? ou de la confluence de lĠAin et du Rh™ne ? ou dĠailleurs ?

 

Tombe manquante : Celle de CŽsar du Saix, seigneur de Virechatel, baron dĠArnans

 

LĠhistoire de CŽsar du Saix [3]

 

Le hameau et le ch‰teau du Saix se trouvent ˆ 3km au Sud de Bourg en Bresse, dans la fort de Seillon.  Le hameau dĠArnans se trouve quant ˆ lui, a 3km ˆ lĠEst de Chavannes sur Suran (Ain) et ˆ 3 km au Nord de lĠabbaye de St Maurice des Chasaux.

 

La famille du Saix a occupŽ diffŽrentes charges tant auprs des souverains de Savoie que de France de 1150 a 1450.

CŽsar Žpousa en 1623 Antide HŽlne Morel, dame de Virechatel et vint sĠŽtablir en 1637 au ch‰teau de celle-ci.

 

CŽsar du Saix lutta contre la terrible invasion de la ComtŽ par les troupes franaises de Richelieu et lĠarmŽe de mercenaires suŽdois commandŽe par Bernard de Saxe Weimar.

Presque toutes les villes furent prises, pillŽes et incendiŽes par les franais. La population fut dŽcimŽe tant par la guerre que par la peste.

 

Aux ordres du duc de Lorraine, CŽsar du Saix commandera jusqu'ˆ 1000 cavaliers et 2000 fantassins avec pour lieutenant le cŽlbre Lacuzon.

 

Ses faits dĠarme sont surtout des actions de guŽrilla contre les franais :

 

-         En aožt 1638 il fait prisonnier le gouverneur de St Amour.

 

-         En juillet 1639 il conquiert les ch‰teaux de Fort de Chaux, Mont Saugeon, Vers, Ch‰teau vilain, Nozeroy, Crilla.

En reprŽsailles Villeroi[1], nommŽ par Richelieu en remplacement de Saxe Weimar fait bržler le 24 aožt 1639 Virechatel et probablement Onoz.

 

-         En dŽcembre 1639 il tend une embuscade ˆ un convoi de ravitaillement et ramne 120 bÏufs. (Ses troupes, mal payŽes et mal nourries vivaient dĠembuscades et de pillages).

 

-         En avril 1640 il prend le ch‰teau de Charnay.

 

 

DŽsavouŽ par les siens, il quitte la province le 18 juin 1641 et passe aux ordres du rŽgent des Etats de Savoie. Il  deviendra colonel du rŽgiment de Bourgogne.

 

En 1642 Mazarin arrivera au pouvoir et renoncera ˆ la ComtŽ.

 

Selon certains auteurs CŽsar du Saix aurait fini sa vie dans les ruines de son ch‰teau.  Rousset indique quĠil serait enterrŽ dans lĠŽglise. Pour dĠautres la pierre tombale serait plut™t un simple cŽnotaphe (sŽpulture vide).

 

 

 

Pierre nĦ6 : Franois du Saix (+1661) et Claude Guillaume du Saix  (+1741)

 

La pierre tombale

 

Elle est ainsi gravŽe : Ç Cy git haut et puissant seigneur Claude Guillaume du Saix baron dĠArnans seigneur de  Virechatel dŽcŽdŽ le 4 Aožt 1741 et Franois Marie de Saix son a•eul dŽcŽdŽ le 8 dŽcembre 1661. Dieu les absolve È.

 

 

La pierre a ŽtŽ martelŽe

 

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DŽtail : les graveurs nĠŽtaient pas toujours attentifs !

 

Quels sont les liens entre CŽsar du Saix, mort aprs 1641 et Franois du Saix mort en 1661?

Aprs avoir fŽrocement luttŽ contre les franais, CŽsar du Saix a-t-il pu se faire enterrer anonymement ˆ Onoz, territoire de lĠennemi dĠhier ?

80 ans aprs, les Du Saix, intŽgrŽs dans lĠaristocratie franaise, ont-ils rendu un hommage discret a CŽsar du Saix ?

La pierre tombale de  Francois du Saix serait elle le cŽnotaphe  de CŽsar du Saix ?

 

 

 

Pierre nĦ7 : celle de Franois Gabriel du Saix (+ 1781)

 

On peut y lire : Ç Ci gist trs haut et trs puissant seigneur messire Franois Gabriel Emmanuel Dominique du Saix, Baron dĠArnans É. Seigneur de Virechatel ancien gÉnt de bataillon chevalier de lĠordre royal et militaire de saint louis et de la É. et illustre confrŽrie des É. Dat le 13 aout 1781 Dieu aye son ‰me È.

 

 

La dŽcoration de chevalier de Saint Louis est une dŽcoration militaire : il sĠagit donc dĠun militaire dŽcorŽ [8].

 

 

 

La pierre est difficile ˆ lire sans lĠaide dĠune lumire rasante.

 

La pierre a ŽtŽ martelŽe, probablement ˆ la rŽvolution : il devait donc sĠagir dĠun seigneur peu apprŽciŽ des habitants.

 

La dŽclaration royale du 10 mars 1776 a interdit lĠinhumation dans les Žglises pour des questions de salubritŽ publique (cf [23]) : les pierres tombales se rarŽfient donc ˆ partir de cette date.

 

 

 

V- LE CHATEAU DE VIRECHATEL SURVEILLE lĠAIN DEPUIS 8 SIECLES

 

Virechatel : un site stratŽgique

 

Ce ch‰teau, situŽ aujourdĠhui a 1km au Nord Est du village, occupe un site stratŽgique permettant de contr™ler une liaison Est –Ouest du Jura (Onoz- La LouvatiŽre-Le Bourget-Brillat-Maisod) traversant lĠAin a guŽ a Brillat.

Cette liaison est restŽe longtemps essentielle puisquĠelle figure encore sur la carte de Cassini de É.. (voir Internet).

 

 

 

Vue au Nord, sur lĠAin ( aujourdĠhui : Base et plage de Bellecin)

 

LĠouvrage est disposŽ sur un Žperon rocheux disposant dĠune bonne valeur militaire :

-   La vue est bonne tant vers le Nord (20 ˆ 30 km) que vers lĠEst (5 a 10km, soit bien au delˆ du ch‰teau de Maisod) et le Sud (5 km) ;

-   Au Nord, un surplomb de plus de 50 m permet le contr™le aisŽ du chemin ;

-   A lĠEst une falaise rgne sur 100 ˆ 200 m de haut et plusieurs kilomtres de long

-   A lĠOuest, il surplombe la combe de la Louvatire, elle-mme fermŽe ˆ lĠOuest par une petite barre rocheuse.

-   Au Sud, lĠŽperon sĠincline doucement et un fossŽ de 9 m de profond sur 18 de large sŽparait le site du plateau Ç des quarrŽs È qui Žtait certainement cultivŽ.

 

Au 12eme sicle le pont romain de la Pyle sĠeffondra et le passage de lĠAin se fit alors  durant plusieurs sicles ˆ guŽ [22], notamment ˆ Brillat.

 

 

Courte histoire de Virechatel

 

Rousset [25] indique que le port dĠEnchasery sur lĠAin (a proximitŽ de Brillat) permettait la lĠexpŽdition du bois par flottaison dans le bas Rh™ne.

LĠAin, voie de communication aurait ŽtŽ successivement surveillŽe au droit dĠOnoz :

-   par le Molard du Chatelard

-   par la Tour de Falconet .

 

Le Ch‰teau de Virechatel serait donc le 3eme dĠOnoz.

Il doit son nom aux buis qui colorent de faon permanente son environnement en vert (Viridium Castrum : le ch‰teau vert).

 

La date de construction du ch‰teau nous est inconnue mais lĠon sait que le donjon de pierre ne sĠŽleva que tardivement dans  la ComtŽ : au XIIeme sicle au plus t™t, au XIIIeme sans doute ([24], p.66).

Le ch‰teau appara”t dans les manuscrits en 1243, date ˆ laquelle  lĠabbaye de saint Oyend racheta ˆ Odon  de Belregard toute la d”me quĠil percevait de la paroisse dĠOnoz et du ch‰teau (cf [15], page 583).

 

Les constructions sĠŽtageaient sur plusieurs niveaux et comprenaient une maison forte, un donjon isolŽ, une chapelle, des Žcuries, des communs, une grange [21].

Il comprend des locaux souterrains (les habitants de Brillat devaient fournir les Žchelles   pour y accŽder [25]).

 

LĠaccs se faisait par un chemin trs bien fortifiŽ par CŽsar du Saix par des parapets, demi-lunes et boulevards et des palissades ([9], p. 61).

 

En 1343, Le seigneur de Thoiria et le prieur de la Chartreuse de Vaucluse se partageaient des droits sur Virechatel [16].

 

On ne conna”t pas le r™le du ch‰teau lors des conqutes de Louis XI. On peut noter que 1477 a vu la destruction des ch‰teaux dĠArinthod et de Maisod tandis 1479 a vu la prise dĠOrgelet.

 

Le 24 Aožt 1639 le Vicomte de Courval, accompagnŽ par 150 mousquetaires et chargŽ par Villeroy de cela, ˆ pris le ch‰teau alors peu dŽfendu. Mille hommes de la milice de Bresse dŽmantleront le ch‰teau puis mettront le feu aux villages dĠOnoz, le Bourget, Nermier, et Maisod [25] .

 

 

AujourdĠhui, il en reste les ruines dĠune tour, de lĠenceinte, ainsi quĠune belle meurtrire ouverte sur le Lac de Vouglans.

 

Les seigneurs de Virechatel successifs :

Le tableau ci-dessous liste les propriŽtaires successifs donnŽs par [25].

La premire colonne indique la nature de lĠacquisition (a : achat, f : par filiation).

 

 

 

PropriŽtaire

Nota

Actes concernant le Ch‰teau

 

Hugues de Cuisel

Vit en 1139

 

f

Ponce 1er de Cuisel

 

 

f

Ponce 2 de Cuisel

 

 

a

Jean de Monnet

Achat en 1213

 

f

Odon de Beauregard

 

1247 : traitŽ avec le prieur de Vaucluse pour les limites cotŽ Cernon

f

AgnŽs de Beauregard

SÏur dĠOdon

 

a

Robert de Beauregard

Achat en 1331 (Robert, fils dĠOdon)

1309 Robert de Belregard Sire de Virechatel rendait hommage ˆ lĠabbŽ de St Oyend (cf [15], tome 2, page 41).

1332 : traitŽ avec le prieur de Vaucluse pour la justice

a

Louis de la Palu

Achat avant 1347

 

f

Robert de la Palu

 

 

f

Guigues de la Palu

 

1424 : hommage de Guigues au duc de Bourgogne

f

Hugues de la Palu

Comte de Varax, MarŽchal de Savoie en 1482

 

f

Jean Philibert de la Palu

Comte de Varax, Chevalier de lĠAnnonciade en 1519

Fils dĠHugues en secondes noces

a

Pierre Morel

Ecuyer dĠOrgelet , achat avant 1540

 

f

Louis Morel

Renforce le ch‰teau en 1552

 

f

Girard Morel

Seigneur de Virechatel, la Villette, Viremont

 

f

Antide HŽlne Morel

Epouse en 1623 CŽsar du Saix

 

f

Franois Marie du Saix

Baron dĠArnans U8.12.1661

 

f

Pierre Marie du Saix

Baron dĠArnans U 1680

 

f

Claude Guillaume du Saix

Baron dĠArnans, U 4 Aout 1741

 

f

Emmanuel- Dominique du Saix

Baron de Virechatel en 1766, Baron dĠArnans, U Aout 1781

 

f

Franoise du Saix

Epouse Vaucher de Grand Champ

 

f

..XÉ..

Epouse du Comte dĠAmandre

 

 

 

Finalement, on note que sur 8 sicles seulement  4 familles ont ŽtŽ propriŽtaires de ce ch‰teau :

-   de Cuisel durant plus dĠun sicle

-   de Beauregard durant plus de 130 ans

-   de la Palu durant environ 2 sicles

-   du Saix durant 3 sicles.

 

 

V- PETITS RECAPITULATIFS CHRONOLOGIQUES

 

On peut dŽduire de ce qui prŽcde quelques ŽlŽments de chronologie.

 

 

Les personnages des pierres tombales :

 

-      1484 : dŽcs de Jean de la Palu

-      ÉÉ.. dŽcs de CŽsar du Saix (pierre nĦ4 ?)

-      1661 : dŽcs de Franois Marie du Saix en dŽcembre  (pierre nĦ6)

-      1736 : dŽcs du pre Odoardi  (pierre nĦ3)

-      1741 : dŽcs de Claude Guillaume, en Aožt (80 ans aprs Franois marie, pierre nĦ6)

-      1781 : dŽcs de Franois Gabriel Emmanuel en Aožt (40 ans aprs Claude Guillaume)

 

 

 

VI- CONCLUSIONS

 

Onoz ˆ trs probablement pour origine le domaine dĠHago, chef germain. Elle a ŽtŽ fondŽe soit au dŽbut de notre re, soit vers 400.

 

Les pierres tombales de la chapelle Nord sont liŽes entre elles : Jean de La Palud est les barons dĠArnans Žtaient des seigneurs de Virechatel.

 

Jean de la Palud semble bien tre lĠŽcuyer de Jean de Savoie et le fils dĠHugues de la Palud, comte de Varax.

Le rŽvŽrend Prtre Odoardi (Chapelle Sud) avait des liens communs avec les seigneurs du Saix (chapelle Nord).

 

La tombe du sieur de la Vilette (1677) para”t tre celle dĠun noble franais.

 

Le titre de seigneur de Virechatel est antŽrieur a 1243, le ch‰teau a donc ŽtŽ construit avant cette date.

 

La chapelle Nord de lĠŽglise semble la partie la plus ancienne de celle-ci. Nous nous demandons si ce nĠŽtait pas la chapelle dĠun ch‰teau antŽrieur ˆ Virechatel et b‰ti sur une motte castrale.

 

LĠabsence de pierres tombales sur la pŽriode 1484- 1661 semble sĠexpliquer par le fait que les Comtes de Varax, Seigneurs de Virechatel Žtaient aussi seigneurs dĠun grand nombre dĠautres lieux et ont probablement ŽtŽ enterrŽs dans ceux-ci.

 

 

Cet article dĠamateur nĠa ni la prŽtention dĠtre complet ni celle dĠtre rigoureux : son auteur reste donc ˆ lĠŽcoute de vos suggestions.

 

Pierre Trouillet, 61 rue de la Marne, F 69 500 BRON ou  pg.trouillet@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

VII- BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

 

 

[1] BUFFARD, 1938. Notice historique. Manuel de plerinage de Notre Dame dĠOnoz, imprimerie Gresset, Champagnole, 28 pages.

 

[2] AbbŽ DALOD, 1875, Histoire de Notre Dame dĠOnoz, Imprimerie Emile Protat, Macon, 46 pages.

 

[3] LECORFF, 2005, http ://rlecorff.chez.tiscali.fr/combattants_comtois.htm

 

[4] VILLE DĠORGELET, 2005  http://orgelet.com/affiche.asp

 

[5] ANONYME , 1675, histoire de notre dame dĠOnoz, mŽmoire italien, imprimŽ en latin ˆ Rome  chez Michel Tercole.

 

[6] MEMO, site de lĠhistoire, 2005,  http://66.102.9.104/search ?=cache

 

[7] MAILLET, 2005, http://gilles.maillet.free.fr/histoire/rŽcit

 

[8] DECAUX, 1981. Dictionnaire dĠhistoire de France Perrin. Librairie AcadŽmique Perrin, Paris. 1076 pages.

 

[9] GAUCHER DE SALINS, 1958. Orgelet et sa rŽgion : guide ˆ lĠusage du tourisme. Imprimerie Brissac, Clermont Ferrand.

 

[10] MINISTERE DE LA CULTURE, 2005, notice rŽfŽrence PM39000943 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD...

 

[11] site  http://66.102.9.104 et site   xoomer.virgilio.it/blasonpiemon

 

[12] vues aŽriennes visible sur le site Ç notre famille È

 

[13] FEVRE, 2005  (http://g.fevre.free.fr/images/imag_armures/7.3.Jpg)

 

[14] FERROUL- MONTGAILLARD, 1854, Histoire de lĠabbaye de Saint Claude depuis sa fondation, imprimerie FrŽdŽric Gauthier, Lons le Saulnier, 2 tomes

 

[15] DOM BENOIT, 1892, Histoire de lĠabbaye et de la Terre de Saint Claude. Imprimerie de la Chartreuse de Notre Dames des prŽs a Montreuil sur Mer, 2 tomes.

 

[16] SEIGNEUR DE THORIA, 1343, accord entre le seigneur de Thoiria et la chartreuse de Vaucluse au sujet de leurs droits sur Virechatel. Bibliothque de Besanon, nĦ748, fol 12.

 

[17] DAUZAT, 1963. Dictionnaire Žtymologique des noms de lieux en France. Librairie GunŽngaud, Paris. p159.

 

[18] NEGRE, 1990. Toponymie gŽnŽrale de la France, 3 volumes, librairie Droz a Genve, page 63.

 

[19] CHARRIERE et AL, 1984. Guide de la petite montagne. 130 pages, ŽditŽ par lĠAdapemont ˆ Saint Julien (39220). ImprimŽ par Thomas a St Amour. Voir p.34.

 

[20] MONNIN Bernard, 1984, Etude iconographique sur les plate tombes mŽdiŽvales visibles ˆ Besanon. MŽmoire de ma”trise de lĠuniversitŽ de Besanon, document nĦ 84.050.

 

[21] CANTALOUBE Daniel, 2005. Revue Ç LĠŽcho de la petite montagne È, journal trimestriel ŽditŽ par lĠAdapemont ˆ Saint Julien (39220), nĦ 90, dossier Ç ch‰teaux de la Petite Montagne, p20.

 

[22] SARRAZIN Hubert, 1969. La terre de Saint Christophe, livret de 30 pages ŽditŽ par la Croix du Jura a Lons le Saulnier.

 

[23] BELY, 2002. Dictionnaire de lĠancien rŽgime. Presses universitaires de France.

 

[24] GRESSER, MERCIER, ROBERT, VERNUS, 1990, Le Guide du Jura, Žditions la Manufacture, 395p.

 

[25] ROUSSET , Communes du Jura

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[1] Nicolas de Neufville, duc de Villeroi, nŽ en 1598,marŽchal de France, gouverneur du Lyonnais en 1624, commandant de Pignerol en 1631, chargŽ du gouvernement en 1646 par Louis 14 [8] .